Protection des enfants : attention aux fenêtres ouvertes !

 
 
Protection des enfants : attention aux fenêtres ouvertes !

Fenêtre ouverte = danger

La moitié des chutes d’enfants par la fenêtre a lieu pendant la préparation des repas

Le printemps et l’été, ainsi que les moments de préparation des repas sont des situations particulièrement propices à la survenue des défenestrations chez les jeunes enfants. La moitié des chutes a lieu pendant la préparation du repas.

Soyez vigilant et sécurisez votre habitat

62% des défenestrations surviennent alors que l’ouverture des fenêtres dispose d’une protection1 (barres d’appui, rambardes de sécurité). L’INPESInstitut national de prévention et d'éducation pour la santé rappelle quelques conseils de prévention :

  • il ne faut  jamais laisser un enfant seul, ou sous la responsabilité d’un autre enfant ou adolescent, près d’une fenêtre ouverte ou sur un balcon,
  • il ne faut jamais laisser des meubles ou objets sous une fenêtre : les enfants peuvent s’en servir pour accéder à leur ouverture.

Verrous, poignées verrouillables, entrebâilleurs, bloc-portes, barrières qui font office de garde-corps…ne suffisent pas et ne remplacent jamais la vigilance d’un adulte.

« Il faut se mettre dans la tête d’un enfant, il entend des bruits à l’extérieur et cherchera à voir ce qui se passe. S’il y a un conseil à retenir, c’est de ne jamais laisser un enfant seul quand une fenêtre est ouverte » rappelle Thanh Le Luong, directrice générale de l’Institut National de prévention et d’éducation à la santé (INPES).

Les enfants de moins de 6 ans particulièrement touchés

Les chutes accidentelles de grande hauteur concernent surtout les enfants de moins de 6 ans (62 %), majoritairement des garçons (70 %). Dans la moitié des cas, la chute a eu lieu alors que l’ouverture disposait d’une protection, qui a donc été inefficace. De même, quatre fois sur cinq, un adulte était présent dans le logement au moment de la chute. Un meuble se trouvait sous l’ouverture dans plus de la moitié des cas.

Ces résultats sont semblables à ceux des enquêtes réalisées en 2005 et 2006. On doit toutefois mentionner que le nombre de cas a diminué entre 2006 et 2013, de 106 à 76, les décès passant de 10 à 9 et les séquelles sévères de 7 à 3.