Influenza aviaire : Levée de la zone de surveillance renforcée et passage de 72 nouvelles communes en zone indemne

 
 
Cartographie des zones réglementées au 10 juin 2021

La situation sanitaire au niveau régional et départemental est désormais stabilisée, avec le dernier foyer détecté au mois de mars 2021 dans les Pyrénées-Atlantiques (contre 45 en janvier et 13 en février).

Le virus en cause (H5N8) atteint exclusivement les oiseaux ; il n’est pas transmissible à l’être humain. La consommation de viande, foie gras et œufs ne présente donc aucun risque.

Après quelques cas sporadiques dans les Yvelines et en Corse, le Sud-Ouest de la France a été confronté depuis début décembre à un épisode majeur d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP). Dans cette zone, après de premiers cas dans le marais d’Orx dans les Landes, la maladie a ensuite circulé activement en zone Chalosse, et dans les départements limitrophes (Gers, Pyrénées-Atlantiques, Haute-Pyrénées). Durant cet épisode, près de 500 élevages ont été déclarés infectés dont une très grande majorité dans les Landes.

Au fil de l’évolution de la situation sanitaire, des zones réglementées ont été mises en place visant à réduire fortement les mouvements de volailles, sauf dérogations encadrées, pour réduire au maximum la diffusion de la maladie au sein des élevages du département. Ainsi, pour les Pyrénées-Atlantiques, dès mi-janvier, la zone réglementée a concerné 450 communes du département. Des surveillances organisées par l’État ont été réalisées dans les élevages commerciaux et les basses-cours autour des foyers visant à vérifier l’absence du virus et ainsi libérer progressivement des zones.

Tout d’abord, l’ensemble des zones de protection, à l’exception de celle située autour d’un foyer à Bidache pour lequel un protocole de sauvegarde génétique est en cours, ont été levées fin mars et courant avril 2021. Puis, les zones de surveillance ont été progressivement levées, également sur la base de surveillances sanitaires.

L’arrêté pris ce jeudi 10 juin 2021 permet de lever la zone de surveillance renforcée correspondant à la zone continue partagée entre les départements du Gers, des Landes, du Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques (bande nord du département des Pyrénées-Atlantiques, à la frontière avec les Landes). Ainsi, 72 communes supplémentaires passent ce jour en zone indemne. Il précise en annexe la liste des communes maintenues en zone réglementée et leur statut.

A date, seule la zone réglementée liée au foyer du couvoir de Bidache est maintenue. Cette zone comporte d’une part 2 communes en zone de protection (Bidache et Came) et 16 communes des Pyrénées-Atlantiques (+ 6 dans les Landes) en zone de surveillance.

Dans cette zone de surveillance dite évolutive, la remise en place de galliformes est autorisée depuis le 8 avril 2021 et de palmipèdes depuis début mai 2021, sous les conditions détaillées ci-dessous.

À compter de ce jour, il sera également possible, pour les élevages de volailles de la zone de surveillance liée au foyer de Bidache, de solliciter une dérogation à l’obligation de claustration, limitée à 3 200 palmipèdes prêts à gaver (PAG) sur parcours et impliquant la mise en œuvre d’une biosécurité renforcée.

Pour rappel, les remises en place de volailles peuvent être réalisées dans cette zone réglementée résiduelle, sur autorisation de la direction départementale de protection des populations, sous réserve du respect strict des mesures de biosécurité dans l’élevage, de maintenir les animaux en claustration jusqu’à la levée de la zone réglementée (a minima 21 jours de claustration si une demande de dérogation est déposée et validée) et de faire réaliser une visite vétérinaire 21 jours suivant le repeuplement.

Ces remises en place de volailles ne concernent que les élevages commerciaux et non les basses-cours de particuliers. Celles-ci doivent par ailleurs rester claustrées dans cette zone réglementée. De plus, les foires, marchés et rassemblements où peuvent être cédées des volailles restent interdits dans cette zone réglementée.

Par ailleurs, depuis le 28 mai 2021, le niveau de risque en matière d'influenza aviaire hautement pathogène est passé à « négligeable » sur l’ensemble du territoire national ce qui lève, pour les élevages situés dans les communes en zone indemne, hors zones réglementées, l’interdiction de claustration des volailles.

Si la situation sanitaire s’améliore et laisse entrevoir une sortie de l’épizootie, la vigilance doit rester, pour tous, de mise considérant que le risque influenza lié à l’avifaune reste élevé au niveau européen.

Le préfet rappelle que la surveillance clinique des volailles ainsi que l’application des mesures de biosécurité par tous, doivent continuer à être respectées.

> Arrêté préfectoral en date du 10 juin 2021 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 1,29 Mb

> Cartographie des zones réglementées au 10 juin 2021 - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 4,40 Mb


Conformément aux textes réglementaires (qui fixent des zonages minimaux autour des foyers), les modalités de zonage  et de gestion en cours sont  :

  • Zone de Contrôle Temporaire (ZCT) : zonage initial englobant les communes 10 kms autour d’une suspicion d’IAHP (mouvements volailles interdits, sauf dérogation auprès DDPP )
  • Zone de Protection (ZP) englobant les communes 3 kms autour de chaque foyer confirmé (mouvements volailles interdits, sauf dérogation auprès DDPP , seulement vers abattoirs) ;
  • Zone de Surveillance (ZS) englobant les communes 10 kms autour de chaque foyer confirmé (mouvements volailles interdits, sauf dérogation auprès DDPP , seulement vers abattoirs ou mise en gavage au sein même ZS)
  • Zone d’Abattage Préventif concernant tous les élevages dans toutes les communes dans les 5 kms autour de chaque foyer (dépeuplement de tous les palmipèdes quelque soit le stade ou le mode de production, et de toutes les volailles non claustrées), et concernant tous les élevages dans le 1er  km autour de chaque foyer (dépeuplement de toutes les volailles quelque soit le stade ou le mode de production).

Le point sur la situation en France